Archive mensuelle de avril 2009

Car les trackbacks ne sont pas une spécialité svirfnebeline*…

BooksPour une fois, je vous gratifie de deux billets en une même journée. Cela n’en sera pas, pour autant, une nouvelle habitude. Ici, c’est plutôt une façon de faire mes devoirs envers la communauté blogesque fantasy ou plus communément connu dans le langage web-deux-zéro, la blogosphère fantasy.

En effet, Hugin et Munin nous explique que si la navigation par blogroll et le fait de laisser des commentaires chez les uns et les autres permet d’ouvrir son blog aux autres, le manque de trackbacks (ou rétroliens en français) limite les choses. Tout l’avantage du trackback, c’est de signaler sur le billet d’un blog que l’on fréquente que l’on a déjà traité ce sujet dans une note précédente et ainsi, on peut « linker »(relier XD) ces deux billets voire encore plus. C’est ce genre d’initiative qui renforce une communauté de bloggeurs. D’ailleurs, d’autres acteurs de la blogosphère fantasy ont fait leur devoir et vous pouvez consulter leur billet dans les liens postés ci-dessous.

 * les svirfnebelins sont dans la saga des Royaumes Oubliés ainsi que l’univers de Donjons&Dragons une peuplade de gnome vivant dans les profondeurs de l’Outreterre.

Quadrant Alpha – Je blogue, tu blogues, nous bloguons…
Livrement… – Promotion « blogosphère fantasy » ou le-billet-qui-contient-mes-devoirs-maison
Fred H – Développer la blogosphère fantasy
Imagine… erre… -  Le blogger n’est pas (plus) une île

A noter qu’il existe également un netvibes regroupant une bonne dizaine de blogs consacrés à la fantasy, pour le découvrir, vous n’avez plus qu’à cliquer- ci après: Netvibes – Biblio-Blogosphère Fantasy

Deep Rising (un Cri dans l’océan, en VF)

Deep Rising, un Cri dans l'océanFiche signalétique: 

Titre: Deep Rising (un Cri dans l’océan)
Réalisateur: Stephen Sommers
Année: 1998
Durée: 1h46

Synopsis:

Finnegan, aventurier et mercenaire au long cours, sillonne la mer de Chine aux commandes du « Saipan », une vieille vedette qu’il loue fréquemment a des contrebandiers et petits trafiquants sans trop s’interroger sur les intentions de ses clients. C’est ainsi qu’une nuit Finnegan, son second et le mécanicien tombent aux mains de leurs passagers métamorphosés en un commando armé jusqu’aux dents. Leur but: investir, dévaliser et torpiller « l’Argonautica », un luxueux paquebot croisant dans les environs. Mais une fois arrivés à bord, leur plan est vite contrecarré par un invité surprise… de taille! (source: Allociné)

Mon avis:

Il s’agit d’une série B de 1998 avec Famke Jenssen notamment, actrice que j’adore. Pour moi, le contrat d’une série B, c’est de tenir ses promesses sur deux points: être divertissant et efficace. Point.

Malgré un début un peu longuet (mise en place des personnages,  de leur relations et de l’intrigue), dès que les hostilités commencent, on est pris dans l’histoire. Les effets spéciaux n’ont pas trop mal vieilli, l’intégration image de synthèse/acteurs se voit à peine. Il y a quelques dialogues sympathiques – notamment un gimmick de  » Now what? » rafraîchissant dans les moments graves – et les acteurs ont dans l’ensemble un jeu correct. Le scénario est assez tordu pour être rigolo sans filer mal au crâne, c’est une série B tout de même. Au rendez-vous donc, tension entre les protagonistes, morts en série, ascenseur en panne, mitraillettes/explosions, visite de paquebot en panne  et quelques petits passages légèrement « gore » (quand on découvre ce que fait l’invité surprise des restes de son dîner).

La dernière demie-heure est très jouissive car c’est une avalanche d’incohérences (grosses comme l’invité surprise, encore lui!) qu’on ne rélève absolument pas, puisqu’on est pris dans les actions rocambolesques et explosives qui mèneront au happy end. L’ultime image de Deep Rising, d’ailleurs, ne peut provoquer que l’hilarité face à la situation qu’a vécue les personnages. Je ne vous en dis pas plus. Résultat des courses, le film a rempli son contrat. Il m’a diverti et a tenu sa promesse d’efficacité « série-b-esque ». Certes, ce n’est pas le meilleur film du monde mais c’est un bon film popcorn. 

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Terre d’exil, Tome 2 de la Légende de Drizzt, de R.A. SALVATORE

Terre d'exil - Livre II - La légende de Drizzt, de R.A. SalvatoreFiche signalétique:

Titre: Terre d’exil
Cycle: Tome 2 de la trilogie de l’elfe noir
Auteur: R.A. Salvatore
Année: 2008
Editeur: Milady
Grand format, 329 pages.

Quatrième de couverture:

Drizzt a quitté Menzoberranzan, sa ville natale, pour gagner les contrées sauvages de l’Outreterre. C’est le début pour lui d’une vie d’errance et de traque. Car Drizzt doit devenir un chasseur s’il veut prendre le dessus sur les créatures qui rôdent dans les profondeurs. Il peut heureusement compter sur l’aide de Guenhwyvar, sa fidèle panthère magique. Mais le jeune elfe noir n’est pas seulement confronté à la sauvagerie de contrées hostiles, il doit aussi faire face à une menace bien plus ancienne : sa famille ne l’a pas oublié et sa mère, la maléfique Matrone Malice, tient à resserrer les liens du sang… jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Mon avis:

Ce tome peut, peut-être, lasser le lecteur atteint de claustrophobie puisqu’à l’instar du premier tome,  l’intrigue se déroule uniquement dans les tunnels souterrains de l’Outreterre. Point de retour à Menzoberrenzan, c’est la fuite vers la survie pour Drizzt Do’Urden. Les paysages décrits seront donc sensiblement les mêmes que ceux du livre précédent. La première partie est un peu ennuyeuse bien que l’on apprenne à mieux connaître encore mieux notre héros renégat. Les autres parties nous montrent d’autres aspects de l’Outreterre, notamment la culture svirfnebeline. La quatrième puis la cinquième partie gagnent en puissance pour achever le crescendo distillé habilement tout au long de l’ouvrage.  Cependant,  j’ai trouvé ce livre plus laborieux que le premier, bien que le style agréable de Salvatore soit au rendez-vous.  La description détaillée des combats est toujours aussi immersive sans alourdir le texte. Il y a quand même, selon moi, quelques scènes qui n’ajoutent pas grand chose au récit mais elles sont peu nombreuses. Globalement, suivre les tribulations de ce drow a été passionnant. J’ai dévoré ce tome en moins de trois soirées tout de même.  Bien sûr, il faut aimer ce type d’univers ou ne pas être fermé au merveilleux pour adhérer au postulat de départ.

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Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, de Dai SIJIE

Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, de Dai SijieFiche signalétique:

Titre: Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
Auteur: Dai Sijie
Année: 2008
Editeur: folio
Format poche, 229 pages.

Quatrième de couverture:

En 1971, comme des millions d’autres jeunes citadins chinois, le narrateur et son ami Luo sont envoyés sur une haute montagne isolée voisine du Tibet, où ils seront « éduqués » par les paysans. Les adolescents ont trois chances sur mille de revenir un jour dans leur ville natale. Dans le village voisin, un autre jeune de la ville cache scrupuleusement une valise remplie de livres interdits : Balzac, Flaubert, Hugo, Kipling, Emily Brontë, Rousseau, Dostoïevski… Grâce à ces trésors, la ravissante petite tailleuse, jeune fille convoitée par tous, ne sera plus jamais la même. Écrit avec un accent de vérité confondant, un roman fort qui, tout en nous plongeant dans la Chine communiste, raconte une belle histoire d’amitié et d’amour, auréolée de la magie de la littérature.

Mon avis:

L’accroche publicitaire a raison. Ce livre est empreint de magie et de littérature.  Et pourtant, je l’avoue, je n’ai pas d’attirance particulière ni pour la Chine, ni pour la période Mao. La Chine ne m’a jamais fascinée, vraiment. Mais j’avais tellement entendu parler de ce livre comme d’un incontournable que je m’y suis lancée, sans rechigner, en laissant agir ma curiosité. Bien m’en a pris!

Le premier chapitre commence de façon intéressante, sans préambule, ni ambages mais plutôt en plein milieu d’une scène qui nous permettra d’apprendre qui est le narrateur et son ami. Le style est un mélange de conte et de journal avec parfois des accents pédagogiques pour situer le contexte de façon plus précise. J’ai ressenti comme une légèreté de ton, même s’il y a des situations dramatiques ou douloureuses ; une manière de montrer un témoignage simple sur la vérité d’une époque révolue et peut-être sans attirer le lecteur dans le pathos. On s’attache facilement aux personnages, on les suit dans leur vie qui semble sans avenir et ils arrivent à nous faire sourire par leur débrouillardise ou leur espièglerie. La « littérature occidentale » est comme personnifiée, on la voit exotique, mystérieuse, interdite à travers les yeux de Luo et du narrateur.  La magie réside en cela. 

Ce livre m’a beaucoup plu, objectivement. Il m’a permis de me cultiver un peu plus sur cette époque compliquée et fermée de la Chine maoïste. Je vous le conseille, je pense qu’il est dommage de passer à côté. Le roman est assez court et se lit vite, voire trop vite, comme un voyage express dans l’Empire du Milieu. 

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