Archive pour la Catégorie 'Livres'

Coeurs de Lune, de Mercedes Lackey, Tanith Lee et C.E. Murphy

coeursdelune.jpgPlutôt que de vous mettre la fiche type que je crée pour chaque ouvrage que je lis, je vais d’abord vous parler de la compilation en elle-même. En effet, Coeurs de Lune est une compilation sur un même thème – celui de la lune- de trois courts romans: La magie de la la lune de Mercedes Lackey, La nuit des sept lunes de Tanith Lee et La lune rouge de C.E. Murphy.  Cette compilation a été éditée en 2008 par Luna, un label des éditions Harlequin. Ah, je vous vois pousser des cris d’orfraies à la lecture de ce nom. Oui, vous avez bien lu, Harlequin alias les éditions des bouquins à l’eau-de-rose et des romans de gare kleenex qui ont un intérêt littéraire très mitigé. Alors pourquoi me suis-jetée à corps perdu dans ce livre? 

Pour deux raisons, je l’avoue. Premièrement, à cause de la thématique, la lune est un corps astral qui m’a toujours fasciné et depuis l’aube des temps, elle est liée au mystique voire au fantastique. Deuxièmement, à cause de Tanith Lee, autre prêtresse des romans vampiriques à l’instar de la non-moins célèbre Anne Rice, dont j’avais depuis longtemps entendu parler et dont je n’avais rien lu. En dépit de ma réticence envers la maison d’édition sus-nommée, j’ai finalement craqué. Même si je le reconnais entièrement, le titre de ce recueil, ainsi que sa couverture, sont quand même assez cucul-la-praline, voire trop.

Vu qu’il s’agit de trois romans, il serait trop fastidieux de vous proposer une critique des trois dans un seul billet. J’y consacrerais donc un billet pour chacun. En attendant, je vous donne quand même mon sentiment général sur cette compilation (de 408 pages au total), son intérêt et sa pertinence. Je vous préviens, cela ne va pas être triste.

J’ai donc abordé ce recueil avec méfiance mais aussi avec une certaine curiosité puisque je n’avais lu aucun de ces trois auteurs. L’éditeur nous fait grâce d’une préface qui expliquerait le choix de la réunion de ces trois textes en un seul ouvrage, le directeur de collection ne doit pas être très loquace. Et donc sans préambule, on commence directement par le premier roman, La magie de lune de Mercedes Lackey puis suivent les deux derniers récits. Il n’y a pas plus d’épilogue ou de postface. C’est de la compilation pure et dure, comme on faisait tout seul, du temps des radio-cassette, ses propres compilations musicales.

Une fois l’ouvrage refermé, je me suis rendue compte de mon erreur, ou plutôt de mon inattention. Si j’avais été enchantée par l’attrait lunaire du recueil, j’avais complètement fait abstraction du premier mot du titre de l’ouvrage. Hé oui, Coeurs de lune. Qui dit coeur, dit sentiment et souvent dans le romanesque, on réserve ces questions ultra essentielles aux femmes. Pour résumer le concept de recueil, ces trois textes parlent de femmes, de leur sentiments et la lune joue un rôle un peu mystérieux dans tout ça. Bon, je vous rassure, cela ne parle pas QUE de ça bien que ce soit le lien principal entre ces trois romans. Autre point pour vous rassurer, si le texte de Lackey est bien dans la mouvance fantasy, celui de Tanith Lee est à mi-chemin entre fantasy et fantastique et enfin celui de Murphy a quelques pointes de fantastique.

Globalement, je n’ai donc pas aimé ce recueil. Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Ceci dit, comme vous le verrez dans mes prochains billets, il y a des qualités dans certains de ces romans même certains que je n’ai pas détesté. Mais si je devais analyser objectivement cette compilation, elle n’est pas pour le pur fan de fantasy ou de fantastique. Car malgré tout, on sent un peu le côté Harlequin marketing nunuche [le destiiiiiiiiin de ces "pauvres petites femmes frêles et fragiles qui ont bobo dans leur petit coeur"] et cela m’a gênée.

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Terre promise, Tome 3 de la Légende de Drizzt, de R.A. SALVATORE

Terre promise- Livre III - La légende de Drizzt, de R.A. SalvatoreFiche signalétique:

Titre: Terre Promise
Cycle: Tome 3 de la trilogie de l’elfe noir
Auteur: R.A. Salvatore
Année: 2009
Editeur: Milady
Grand format, 333 pages.

Quatrième de couverture:

Drizzt a définitivement quitté l’Outreterre pour gagner le monde de la surface. Il espère trouver le foyer qu’il a toujours cherché. Mais il ne s’agit nullement de la terre promise qu’il avait espéré, bien au contraire. A la surface, les drows sont considérés comme des ennemis et des meurtriers et personne n’imagine qu’il existe des elfes noirs différents, capables de compassion, et qui aspirent à une vie meilleure. Drizzt sera chassé, traqué et il devra apprendre de nouvelles règles, prouver à la face du monde qu’il peut s’adapter et qu’il n’est pas nuisible ou malfaisant. Heureusement, certaines rencontres peuvent tout changer…

Mon avis:

Une bouffée d’air frais… Pas évident de prendre l’air tranquille quand on est un drow, la mauvaise réputation le précédera toujours. Le début renouvelle l’envie d’en apprendre plus. L’Outreterre sur deux tomes, bien que fascinant et étrange endroit, a fini par me lasser.  Regarder le ciel, vivre selon le rythme du jour et de la nuit, Drizzt découvre un nouveau monde. Il tente de l’appréhender du mieux qu’il le peut, sans oeillères, même si le soleil est dangereux pour son peuple qui a perdu l’habitude de vivre dans ces conditions.

Outre cela, il devra s’habituer aux divers habitants de la surface tels que gnolls, orcs ou encore humains. Il va devoir se forger une place même si certains ne le jugent qu’à sa couleur de peau et décrètent sa malveillance sans autre procès. Pourtant, des rencontres majeures vont avoir lieu, des rencontres qui vont faire évoluer notre renégat et l’épanouir grâce à Montolio et son fidèle Ululant, la petite Catti-Brie et Bruenor. Des amitiés vont se nouer ou tout du moins, un respect commun. Dans Terre Promise, ce n’est plus une fuite de son milieu mais une errance pour trouver son chez-lui « à la surface ». Et enfin, ne plus être seul, bien que Guenhwywar, sa panthère magique l’accompagne toujours.

Ce tome m’a beaucoup plus enivré que le deuxième. Et ceci grâce à toutes « les nouveautés » auxquelles Drizzt est confronté. Comparativement, il y a moins de combats mais d’autant plus de « socialisation », apprendre à découvrir autrui, être ouvert à d’autres cultures, d’autres coutumes. A l’instar du premier, c’est un livre plus profond plus ancré sur les sentiments de Drizzt, sur le regard des autres et leurs comportements réciproques. Concernant le style de R.A. Salvatore, les premiers chapitres sont peut-être un peu plus lent au démarrage sans pour autant être ennuyeux.  Pour l’instant, cette saga m’a globalement tenue en haleine. A noter que ce tome termine la Trilogie de l’elfe noir. Mais il existe d’autres aventures, non plus centrée sur Drizzt, qui permettent de suivre l’errance du drow, notamment la Trilogie de Valbise.

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Terre d’exil, Tome 2 de la Légende de Drizzt, de R.A. SALVATORE

Terre d'exil - Livre II - La légende de Drizzt, de R.A. SalvatoreFiche signalétique:

Titre: Terre d’exil
Cycle: Tome 2 de la trilogie de l’elfe noir
Auteur: R.A. Salvatore
Année: 2008
Editeur: Milady
Grand format, 329 pages.

Quatrième de couverture:

Drizzt a quitté Menzoberranzan, sa ville natale, pour gagner les contrées sauvages de l’Outreterre. C’est le début pour lui d’une vie d’errance et de traque. Car Drizzt doit devenir un chasseur s’il veut prendre le dessus sur les créatures qui rôdent dans les profondeurs. Il peut heureusement compter sur l’aide de Guenhwyvar, sa fidèle panthère magique. Mais le jeune elfe noir n’est pas seulement confronté à la sauvagerie de contrées hostiles, il doit aussi faire face à une menace bien plus ancienne : sa famille ne l’a pas oublié et sa mère, la maléfique Matrone Malice, tient à resserrer les liens du sang… jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Mon avis:

Ce tome peut, peut-être, lasser le lecteur atteint de claustrophobie puisqu’à l’instar du premier tome,  l’intrigue se déroule uniquement dans les tunnels souterrains de l’Outreterre. Point de retour à Menzoberrenzan, c’est la fuite vers la survie pour Drizzt Do’Urden. Les paysages décrits seront donc sensiblement les mêmes que ceux du livre précédent. La première partie est un peu ennuyeuse bien que l’on apprenne à mieux connaître encore mieux notre héros renégat. Les autres parties nous montrent d’autres aspects de l’Outreterre, notamment la culture svirfnebeline. La quatrième puis la cinquième partie gagnent en puissance pour achever le crescendo distillé habilement tout au long de l’ouvrage.  Cependant,  j’ai trouvé ce livre plus laborieux que le premier, bien que le style agréable de Salvatore soit au rendez-vous.  La description détaillée des combats est toujours aussi immersive sans alourdir le texte. Il y a quand même, selon moi, quelques scènes qui n’ajoutent pas grand chose au récit mais elles sont peu nombreuses. Globalement, suivre les tribulations de ce drow a été passionnant. J’ai dévoré ce tome en moins de trois soirées tout de même.  Bien sûr, il faut aimer ce type d’univers ou ne pas être fermé au merveilleux pour adhérer au postulat de départ.

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Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, de Dai SIJIE

Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, de Dai SijieFiche signalétique:

Titre: Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
Auteur: Dai Sijie
Année: 2008
Editeur: folio
Format poche, 229 pages.

Quatrième de couverture:

En 1971, comme des millions d’autres jeunes citadins chinois, le narrateur et son ami Luo sont envoyés sur une haute montagne isolée voisine du Tibet, où ils seront « éduqués » par les paysans. Les adolescents ont trois chances sur mille de revenir un jour dans leur ville natale. Dans le village voisin, un autre jeune de la ville cache scrupuleusement une valise remplie de livres interdits : Balzac, Flaubert, Hugo, Kipling, Emily Brontë, Rousseau, Dostoïevski… Grâce à ces trésors, la ravissante petite tailleuse, jeune fille convoitée par tous, ne sera plus jamais la même. Écrit avec un accent de vérité confondant, un roman fort qui, tout en nous plongeant dans la Chine communiste, raconte une belle histoire d’amitié et d’amour, auréolée de la magie de la littérature.

Mon avis:

L’accroche publicitaire a raison. Ce livre est empreint de magie et de littérature.  Et pourtant, je l’avoue, je n’ai pas d’attirance particulière ni pour la Chine, ni pour la période Mao. La Chine ne m’a jamais fascinée, vraiment. Mais j’avais tellement entendu parler de ce livre comme d’un incontournable que je m’y suis lancée, sans rechigner, en laissant agir ma curiosité. Bien m’en a pris!

Le premier chapitre commence de façon intéressante, sans préambule, ni ambages mais plutôt en plein milieu d’une scène qui nous permettra d’apprendre qui est le narrateur et son ami. Le style est un mélange de conte et de journal avec parfois des accents pédagogiques pour situer le contexte de façon plus précise. J’ai ressenti comme une légèreté de ton, même s’il y a des situations dramatiques ou douloureuses ; une manière de montrer un témoignage simple sur la vérité d’une époque révolue et peut-être sans attirer le lecteur dans le pathos. On s’attache facilement aux personnages, on les suit dans leur vie qui semble sans avenir et ils arrivent à nous faire sourire par leur débrouillardise ou leur espièglerie. La « littérature occidentale » est comme personnifiée, on la voit exotique, mystérieuse, interdite à travers les yeux de Luo et du narrateur.  La magie réside en cela. 

Ce livre m’a beaucoup plu, objectivement. Il m’a permis de me cultiver un peu plus sur cette époque compliquée et fermée de la Chine maoïste. Je vous le conseille, je pense qu’il est dommage de passer à côté. Le roman est assez court et se lit vite, voire trop vite, comme un voyage express dans l’Empire du Milieu. 

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