Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, de Dai SIJIE

Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, de Dai SijieFiche signalétique:

Titre: Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
Auteur: Dai Sijie
Année: 2008
Editeur: folio
Format poche, 229 pages.

Quatrième de couverture:

En 1971, comme des millions d’autres jeunes citadins chinois, le narrateur et son ami Luo sont envoyés sur une haute montagne isolée voisine du Tibet, où ils seront « éduqués » par les paysans. Les adolescents ont trois chances sur mille de revenir un jour dans leur ville natale. Dans le village voisin, un autre jeune de la ville cache scrupuleusement une valise remplie de livres interdits : Balzac, Flaubert, Hugo, Kipling, Emily Brontë, Rousseau, Dostoïevski… Grâce à ces trésors, la ravissante petite tailleuse, jeune fille convoitée par tous, ne sera plus jamais la même. Écrit avec un accent de vérité confondant, un roman fort qui, tout en nous plongeant dans la Chine communiste, raconte une belle histoire d’amitié et d’amour, auréolée de la magie de la littérature.

Mon avis:

L’accroche publicitaire a raison. Ce livre est empreint de magie et de littérature.  Et pourtant, je l’avoue, je n’ai pas d’attirance particulière ni pour la Chine, ni pour la période Mao. La Chine ne m’a jamais fascinée, vraiment. Mais j’avais tellement entendu parler de ce livre comme d’un incontournable que je m’y suis lancée, sans rechigner, en laissant agir ma curiosité. Bien m’en a pris!

Le premier chapitre commence de façon intéressante, sans préambule, ni ambages mais plutôt en plein milieu d’une scène qui nous permettra d’apprendre qui est le narrateur et son ami. Le style est un mélange de conte et de journal avec parfois des accents pédagogiques pour situer le contexte de façon plus précise. J’ai ressenti comme une légèreté de ton, même s’il y a des situations dramatiques ou douloureuses ; une manière de montrer un témoignage simple sur la vérité d’une époque révolue et peut-être sans attirer le lecteur dans le pathos. On s’attache facilement aux personnages, on les suit dans leur vie qui semble sans avenir et ils arrivent à nous faire sourire par leur débrouillardise ou leur espièglerie. La « littérature occidentale » est comme personnifiée, on la voit exotique, mystérieuse, interdite à travers les yeux de Luo et du narrateur.  La magie réside en cela. 

Ce livre m’a beaucoup plu, objectivement. Il m’a permis de me cultiver un peu plus sur cette époque compliquée et fermée de la Chine maoïste. Je vous le conseille, je pense qu’il est dommage de passer à côté. Le roman est assez court et se lit vite, voire trop vite, comme un voyage express dans l’Empire du Milieu. 

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Sur ma table de chevet… et pas que.

Reading, oh, neverending reading!

Un petit billet rapide pour vous  parler de mes lectures en cours et qui, bien sûr, feront l’objet d’un article une fois l’ouvrage terminé.  Pour une fois, je m’en sors pas trop mal. Seulement quatre livres en même temps  mais pas sur la même timeline, hein^^. En fin de billets, j’ai ajouté les jeux vidéo pour lesquels je suis le plus assidue en ce moment.  C’est parti.

[Entropik chuchote: L'avantage de ce billet, c'est qu'une fois posté, je vais me sentir obligée de finir ces bouquins, c'est beau la culpabilité parfois, non?]

Allez, zou!

 

- L I V R E S -

 

Les torrents d’argent (Livre 5 de la Légende de Drizzt),

de R.A. Salvatore

J’en ai lu les 2 tiers, j’entame la troisième partie de l’ouvrage. C’est bon signe pour une critique dans pas trop longtemps.

* * *

Valombre, Avatars Tome I,

de Scott Ciencin

Lu jusqu’à la moitié puis délaissé, mais juste un temps, pour poursuivre les « aventures drizztiennes » lorsqu’elles ont pointé le bout de leur nez.  

* * *

Jonathan Strange & Mr. Norrell,

de Susanna Clarke

Je n’en ai lu qu’une cent cinquantaine de pages, c’est-à-dire pas grand chose, vu le pavé. J’ai dû le commencer en début d’année et n’y ai pas retouché depuis. Enfin si, de temps en temps, je relis la double page où se trouve mon marque-page pour me remettre dans le bain mais j’avoue qu’il me tombe un peu des mains.

* * *

Balzac et la petite tailleuse chinoise,

de Dai Sijie

Là encore, j’en suis à la moitié et sachant que le livre est plutôt court, je l’aurai terminé assez vite. 

 

- G A M E S -

PC

GTA San Andreas – je me balade à San Fierro avec mon low rider ou toute autre voiture « de passage », pour ne pas abimer les belles carrosseries que j’ai dans mon garage 4 places. 

Disciples II - non, les jeux en tour par tour ne sont pas du tout chronophages, pfff. C’est pas ma faute, j’adore les Heroes-like surtout s’ils sont bien fichus.

* * *

Voilà de quoi m’occuper ce week-end ;)

Pathfinder, le sang du guerrier

pathfinderlesangduguerrier.jpgFiche signalétique:

Titre: Pathfinder, le sang du guerrier
Réalisateur: Marcus Nispel
Année: 2007
Durée: 1h40

Synopsis:

Plus de cinq siècles avant que Christophe Colomb ne découvre officiellement l’Amérique, un drakkar viking aborda les côtes de ce continent sauvage. Entre les barbares du nord et les Indiens natifs, le choc fut effroyable, et seul un enfant viking survécut. Adopté par la tribu des Indiens Wampanoag, le jeune homme blanc désormais connu sous le nom de Ghost grandit et devint un redoutable guerrier.

Quinze ans plus tard, alors que Ghost essaie encore d’oublier son passé, les Vikings reviennent, anéantissent sa tribu et mettent en péril la femme qu’il aime, Starfire. A nouveau seul rescapé et assoiffé de vengeance, Ghost va devoir mener le plus difficile des combats. Guidé par le Pathfinder, un puissant shaman qui voit en lui le futur meneur de son peuple, il va se lancer dans la plus spectaculaire des aventures… (source: Allociné)


Mon avis:

Dès le générique, ça claque, on en prend plein les yeux. Et malheureusement, cela va être un peu le seul but du film. Les paysages sont vraiment mis en valeur dans une lumière froide assez glauque. La brume, très présente lors de certaines scènes, fait parfois office de second rôle ce qui gâche de temps en temps la compréhension de l’action en cours. Les costumes et décors sont de la même façon très bien pensés et majestueusement imposants pour les vikings. Les personnages cultivent tous un mystère qui ne sera pas dissipé par les maigres dialogues délivrés au compte-goutte. Leurs réactions et leur psychologie restent prévisibles. Les scènes de combats sont compliquées, chargées de détails ingénieux mais traînent en longueur car trop travaillées.

Le scénario était la promesse d’une belle histoire cependant je n’ai ressenti aucune émotion dans la mise en scène proposée. Et c’est dommage. Malgré cette avalanche de défauts, il y a deux points positifs à concéder au film: le travail visuel, tout simplement splendide, et la subjectivité du film. Je m’explique. Les vikings sont représentés selon la légende transmise par les Indiens de génération en génération. Ils paraissent ici donc plus féroces, brutaux, imposants, cruels qu’ils ne l’étaient en réalité (pas loin quand même, c’étaient pas des soubrettes non plus) , vus sous le prisme de la souffrance du peuple indien. Et cette subjectivité-là est finalement assez originale. J’avoue que je n’avais pas compris au tout début du film et c’est en faisant la remarque à mon compagnon qu’il m’a éclairé sur l’angle narratif.

2sur5.gif du genre, bien entendu.

Mais on peut s’en passer sauf si vous êtes amoureuse de Karl Urban (Eomer, un des Rohirrim dans le Seigneur des Anneaux) ;)

Le sang du temps, de Maxime CHATTAM

Le sang du temps de Maxime ChattamFiche signalétique:

Titre: Le sang du temps
Auteur: Maxime Chattam
Année: 2007
Editeur: Pocket
Format poche, 467 pages.

Quatrième de couverture: Dans Le Sang du temps, l’auteur noue deux intrigues sans rapport apparent pour bâtir un thriller impitoyable, entre présent et passé. Le présent, c’est l’automne 2005 : Marion quitte Paris dans l’urgence et se réfugie au Mont-Saint-Michel par l’intermédiaire de la DST, où elle est accueillie par une communauté religieuse et où très vite elle se sent espionnée… Le passé, c’est un certain mois de mars 1928, en Egypte, lorsqu’on retrouve des enfants au corps meurtris dans des nécropoles de l’agglomération du Caire… Serait-ce là l’œuvre de la Goule monstrueuse des Mille et une nuits ? La rumeur circule, même si le détective Matheson n’y croit pas…

Mon avis: Dans cet ouvrage, deux intrigues s’entremêlent. A mon humble avis, il y a une intrigue de trop: celle de Marion. On stagne vite et on comprend alors que l’histoire de l’héroïne n’est qu’un prétexte déguisé pour faire vivre la deuxième intrigue, celle du passé. Toutefois, les atmosphères sont agréablement retranscrites, celle du Mont Saint-Michel, mystérieuse et spirituelle et celle du Caire, exotique, mystique parfois brutale. On peut noter d’ailleurs l’extraordinaire documentation de Chattam afin de livrer des descriptions fidèles et non pas des inventions fantaisistes. J’ai remarqué une petite incohérence dans les noms des religieux du Mont ce qui m’a chagriné tout le long du récit.  J’ai bien aimé ce livre malgré tout et en grande partie, grâce à l’énigme du Caire, très bien ficelée. Chattam nous emmène sur des chemins qui sont, en fait, des impasses et l’on se surprend à chercher des indices pour dénouer l’enquête du détective anglais Matheson. Pour moi, c’est donc un thriller en demi-teinte, à cause de la différence d’intensité.  Outre quelques longueurs et un vocabulaire parfois répétitif, le style est fluide et agréable. Notons que les meurtres perpétrés au Caire sont d’une violence rare et plein d’une macabre ingéniosité ce qui pourrait gêner le lecteur un peu trop sensible.

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